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Points de méthode
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Le
commentaire composé comparé, ou commentaire
littéraire. (mars 2008) Ce qu’en disent les
textes officiels Il peut être proposé au candidat un commentaire comparé de deux textes du corpus. En séries générales, le candidat compose un commentaire qui présente avec ordre un bilan de lecture organisé de façon à donner force au jugement personnel qu’il prépare et qu’il justifie. Ses visées et ses modalités Le commentaire comparé est une forme clairement prévue par les textes, il peut être proposé dans toutes les séries. Il est donc prudent de s’y préparer. A l’université, en lettres, la littérature comparée étudie sous un même angle plusieurs auteurs, plusieurs siècles, plusieurs genres. Ce type d’exercice a été proposé aux bacheliers de la série L lors de
la session 2004 L’exercice demande un esprit d’observation développé et une culture littéraire assurée. Cette volonté de mettre en parallèle deux textes peut procéder de plusieurs intentions : - montrer la récurrence d’un thème chez un auteur, les réemplois, les évolutions qu’il subit… - montrer l’importance d’un thème à une époque donnée, pour un mouvement littéraire… - faire découvrir la différence de traitement selon les écoles ou les personnalités… - insister sur les écarts de traitement lors de réécritures : réinterprétation, parodie, pastiche, changement de registre… - attirer l’attention sur l’intertextualité, - expliquer un texte par un autre texte… Dans tous les cas, les similitudes doivent être explicitées, les différences repérées pour dégager les buts propres de chacun des textes. Si dans un premier temps, le candidat doit identifier les ressemblances et les différences, il ne peut en rester à cette vision contrastée insuffisante à constituer le bilan de lecture organisé attendu de lui. La seule manière d’échapper à la dichotomie est bien de dégager une problématique transverse illustrée par deux ou trois axes regroupant pour chacun d’eux les ressemblances et les différences constatées de façon à construire un véritable raisonnement structuré. Méthodologie proposée 1) Appliquer à chaque texte la grille d’analyse de la fiche méthodologique sur le commentaire composé. 2) La caractérisation des textes est essentielle : genre, tonalité, intention… mais aussi époque, auteur, œuvre, mouvement littéraire (surtout si les auteurs sont différents). 3) Faire un tableau comparatif en plaçant dans chaque colonne un des textes, pour pouvoir y noter les ressemblances et les différences. 4) Points observés : Thèmes, Registre Intentions Intérêt Résonnances Lexique Modalisation Images Sons, rythmes, figures de style remarquables
Identifier deux ou trois axes d’étude pour une analyse comparative. Rédiger au brouillon un plan détaillé… |
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EAF, Question portant sur le corpus. Méthode. « La réponse à une question portant sur un corpus de textes doit être synthétique, et s’appuyer sur quelques citations bien choisies montrant que l’ensemble des textes a été étudié. » (Instructions officielles)
- L’essentiel est que les textes soient d’une façon ou d’une autre mis en relation, confrontés (quand la question le permet), par une présentation synthétique ou successive ; cette mise en relation peut se faire dans l’introduction et/ou au cours des analyses ou dans la conclusion ; - l’introduction présente rapidement les textes (auteur, source) et la question, avec une définition des mots clé : c’est juste pour informer un lecteur qui n’aurait pas le corpus sous les yeux ; - la concision est un enjeu important de cet exercice, donc s’il y a des citations, elles doivent être limitées. L’examen des sujets montre cependant qu’une réponse synthétique n’est pas toujours possible : quoi qu’il en soit, doivent toujours être abordés dans une perspective de confrontation (c’est la raison d’être du corpus !). Si la question réclame explicitement une analyse texte par texte (ce qui peut arriver), penser à confronter les textes en conclusion. Exemples : *(Pondichéry
Juin 2002) « En comparant ces quatre textes vous dégagerez les éléments
caractéristiques d’une scène d’exposition ». Ce sujet demande de toute
évidence qu’on organise la réponse autour des caractéristiques de la scène
d’exposition et non de chacun des textes. *(Asie,
session 2002) « Ces trois extraits développent-ils une même définition de la
langue poétique ? » Avec ce sujet les deux types de plans sont possibles :
points communs et différences, ou étude texte par texte suivie d’une
conclusion rappelant les points communs et les différences. *(Autre
sujet) : « Quel est le registre dominant de chacun des deux textes ?
Retrouve-t-on ces mêmes registres dans l’extrait qui accompagne le document
iconographique ? » Ici la seule possibilité est l’approche texte par texte.
Dans la conclusion par contre on peut élargir à une réflexion sur les visées
du registre, les approches différentes suivant les siècles, les points communs
etc… Se rappeler que la question c’est 4 points sur 20 ; il faut donc être efficace, pas plus d’une page, et pas plus de 45 minutes pour cette partie du devoir. A titre indicatif, un exemple de grille d’évaluation : 1. introduction qui présente le corpus et les visées de la question. 2. Textes tous pris en compte. 3. Pas d’erreurs de compréhension. 4. Textes mis en relation quand c’est possible. 5. Analyses pertinentes. 6. Réponse organisée logiquement et synthétiquement, à un moment ou à un autre. 7. Expression maîtrisée. LECTURE ANALYTIQUES, Fiches Méthode 1) Conditions matérielles de l’oral. Pour passer votre épreuve orale de français, prenez avec vous et présentez à la demande de l’examinateur : votre convocation et une pièce d’identité, votre exemplaire du descriptif des lectures et activités, les textes du descriptif, les œuvres intégrales (éventuellement, vous pouvez vous prêter les œuvres pour les avoir en double exemplaire) Tout doit être sans annotations personnelles (œuvres en édition intégrale, manuels, photocopies). Vous n’êtes pas tenus d’apporter les textes abordés en lecture cursive. Vous pouvez vous contenter de les évoquer à propos des sujets abordés dans l’entretien. Vous pouvez toutefois estimer que certains seraient utiles à montrer lors de l’entretien. Vous n’avez le droit à aucun autre document. Vous utilisez uniquement, lors de votre préparation, les feuilles de brouillon à votre disposition dans la salle. 2) ORGANISATION DE L’ÉPREUVE Les candidats sont appelés de demi-heure en demi-heure, l’examinateur vous fera signer un bulletin de passage sur lequel figureront: l’extrait qu’il aura choisi, la question à laquelle votre exposé devra répondre. Vous lui restituerez ce bulletin au terme de votre préparation. Temps de préparation : 30 minutes. Prenez bien le temps d’analyser la question posée. Durée de l’interrogation : 20 minutes. L’exposé sur un texte littéraire (10 minutes). Votre examinateur à partir de la lecture du descriptif de votre classe a choisi et délimité un texte. Il vous pose une question pour vous faire étudier un aspect essentiel de ce texte. Il peut s’agir: soit d’un texte ou d’un extrait de texte figurant dans un groupement de textes et ayant fait l’objet d’une explication en classe, soit d’un extrait, ayant fait ou non l’objet d’une explication en classe, tiré d’une des œuvres intégrales étudiées en lecture analytique pendant l’année, Cet extrait sera plus ou moins long en fonction de la nature de la question posée. L’examinateur adapte ses attentes à la situation. Quel que soit le texte choisi, il évalue vos compétences de lecture d’un texte littéraire avec une question pour guide. Vous lisez le texte de façon expressive puis vous répondez de façon argumentée et ordonnée à la question posée en prenant constamment appui sur le texte. Vous ne vous contentez pas de simples relevés, vous les organisez pour déboucher sur une interprétation précise du texte et une conclusion claire. N’attendez pas que l’examinateur intervienne pendant cette première partie, il ne le fera que si votre propos tourne court ou, en fin d’exposé, s’il juge indispensable de vérifier votre compréhension littérale du texte. L’entretien (10 minutes). L’examinateur conduit le dialogue avec vous dans l’intention d’approfondir votre réflexion. Les élargissements qu’il vous suggèrera pourront concerner l’œuvre intégrale ou le groupement de textes d’où le texte a été extrait, une lecture cursive, des recherches ou des activités personnelles, un ou plusieurs objets d’étude. Il ne s’agit pas pour vous de répéter une « question de cours » mais d’entrer dans ce dialogue pour témoigner des connaissances et des compétences que vous avez acquises, de votre intérêt pour les textes que vous avez étudiés ou simplement lus. Exploitez du mieux que vous pourrez vos lectures et activités personnelles quand elles correspondront aux questions abordées par l’examinateur. 3) ÉVALUATION DE L’ÉPREUVE Chacune des parties est notée sur 10 points. La note d’oral sera donc sur 20. Sont évaluées: vos capacités d’analyse, de réflexion, d’organisation, vos connaissances, vos qualités d’expression et de communication. Aucune note n’est communiquée à la fin de l’épreuve. Seule la note sur 20 le sera ultérieurement par le Rectorat. La note sera coefficientée selon les séries : L, ES, S, STT Acc et Aca, 2 La lecture analytique : objectifs et mise en oeuvre Définition : La lecture analytique est l'étude et l'explication organisée d'un texte littéraire. Objectifs : Elle vise donc à mettre en évidence la signification, la singularité et l'originalité d'un texte littéraire soit dans le sujet (le fond) soit dans la manière de traiter le sujet (la forme) soit dans le but de l'auteur (l'intention). Cette originalité peut être en décalage par rapport au genre du texte type de discours dominant contexte littéraire et culturel. Mise en oeuvre : La démarche de la lecture analytique est la suivante : - lecture du texte - impressions de lecture - formulation d'une problématique qui englobe une ou plusieurs impressions de lecture. La problématique est une question qui vise à éclairer le sens du texte en soulevant un ou plusieurs de ses aspects. Ce questionnement du texte peut être par rapport au genre, au type de discours, au contexte historique et culturel, au registre, à l'objet d'étude concerné… - relevés de faits textuels en fonction du questionnement précédent (énonciation, champs lexicaux, figures de style, plan du texte, thèmes abordés…) - repérage de deux ou trois axes de lecture d'après les relevés (les axes de lecture ne sont pas des thèmes, ce sont des idées directrices qui guident la lecture et la compréhension du texte en répondant à la problématique) - élaboration de la lecture analytique : Introduction situation du passage dans le contexte puis dans l'œuvre présentation rapide de l'extrait (genre, type de discours, registre dominant, thème) présentation de la problématique et des axes de lecture NB : pour une présentation orale de l'exercice, la lecture du texte intervient avant l'exposé de la problématique. Développement exposé de chaque axe de lecture avec le relevé des indices du texte qui justifient les affirmations (indication des lignes des citations). Chaque axe de lecture commence par une introduction partielle et se termine par une conclusion partielle. Conclusion : récapitulatif des conclusions partielles réponse à la question soulevée par la problématique élargissement en situant le passage dans son objet d'étude, l'œuvre ou un courant littéraire.
Ma lecture analytique sera satisfaisante si je réponds par oui aux affirmations suivantes : I. En ce qui concerne l’introduction (barème ~ 3/20) :
II. En ce qui concerne la lecture (barème ~ 2/20) :
III. En ce qui concerne l’annonce du plan (barème ~ 3/20) :
IV. En ce qui concerne l’explication du texte (barème ~ 10/20) :
V. En ce qui concerne la conclusion (barème ~ 2/20) :
Le commentaire
composé : méthodologie.(mise sur le site le 08-10-O7) Vous trouverez à la suite trois
fiches. Lisez-les, imprimez ce qui vous sera utile. Il y a deux entrées sur
comment préparer un CC, prenez la fiche qui vous parle le plus. La troisième
entrée est une fiche avec des exemples de formules utilisables pour le cc. Bonne
lecture ! _________________________________________________ I.
Découverte du
texte
a-
La compréhension littérale du texte Ø
prendre en compte le hors texte et le paratexte : ils indiquent en général un nom
d’auteur, une date, un titre d’œuvre.
Ces éléments guident la compréhension et permettent de mieux
comprendre la situation de communication. Ø
élucider les problèmes de compréhension dans le
texte : chercher le vocabulaire et les expressions grammaticales
complexes. Ø
attention aux particularités visuelles du
texte : les majuscules, la disposition du texte, les parenthèses. b-
L’analyse première du texte Ø
se demander : qu’est-ce que c’est que ce
texte ? Ø
étudier la situation d’énonciation : qui
parle ? à qui ? de quoi ? indications de temps et de lieux,
marques de subjectivité. Ø
essayer de dégager le plan du texte et de voir ce
qui est le plus important. En même temps voir s’il y a une progression du
texte : situation initiale → situation finale. Ø
Passer le texte sur une sorte de grille : -
Faire une étude des champs lexicaux afin dégager
les aspects et les thèmes les plus importants du texte. -
Essayer de définir le registre du texte. -
Chercher les figures de style éventuelles. -
Etudier la métrique, la longueur des phrases, le
rythme du texte, les allitérations, les assonances. →
A ce moment, il devrait être possible de voir quelles sont les grandes
parties du texte et quels sont les aspects importants et que le commentaire
devra mettre en valeur. L’élaboration du
plan
a)
Les axes de lecture Ø
Qu’est-ce qu’un axe de lecture ? il s’agit
d’une perspective donnée au texte afin de prouver une hypothèse. Ex :
si l’on pense qu’un texte est un cri de désespoir, alors deux axes de lecture
pourront être formulés : le désespoir et le cri. C’est
une grande partie de la lecture analytique ou du commentaire composé. A
partir du moment ou l’on choisit des axes de lecture, on oriente sa lecture
du texte vers une hypothèse précise que différents arguments viendront
confirmer. b)
Les sous parties Un
axe de lecture est validé dans l’explication par des sous parties. Celles-ci
sont des arguments qui viennent confirmer une hypothèse de lecture. Elles
doivent avoir une certaine unité et ne pas être une suite de remarques sans
aucune cohésion. Si l’on veut montrer par exemple qu’un texte exprime le
désespoir d’un personnage, on pourra par exemple étudier l’expression d’un
« moi ». Ex :
I
– le désespoir 1) L’expression
d’un « moi » -
texte écrit à la première personne : étude
des pronoms personnels, des adjectifs possessifs, etc. -
champ lexical du sentiment, de la conscience -
métrique qui met en valeur les marques de la
première personne -
etc. c)
L’harmonie Il
faut que les sous parties et les axes de lecture s’enchaînent de façon
logique et harmonieuse. Par conséquent, il faut faire attention dans
l’élaboration du plan et faire des transitions. Règles
à suivre pour un plan harmonieux : -
aller du moins important au plus important (il
vaut mieux que le correcteur reste sur le meilleure impression possible) -
faire de petites conclusions et de petites
introductions au début et à la fin de chaque partie et sous partie. d)
L’introduction et la conclusion Introduction :
-
situer le texte : l’auteur, la date de
publication, l’œuvre, le propos du texte. -
Annoncer le plan de l’explication : dire les
axes de lecture que l’on a choisit. Conclusion -
reprendre les idées principales du devoir de façon
brève : il faut dire en quelque phrases ce qui fait l’intérêt du texte
(les axes de lecture) -
essayer d’ouvrir sur l’ensemble de l’œuvre si on
la connaît ou bien sur une œuvre de l’auteur ou d’un autre auteur. II.
Le commentaire est « un exercice d’analyse et
d’argumentation. Il énonce les caractéristiques d’un texte et les prouve par
des références précises et des citations. » (définition officielle) I. Analyser le texte Observer
le texte en analysant l’évolution du sens,
les effets des faits stylistiques découverts,
afin de proposer des réponses organisées autour d’une
problématique, comme dans toute explication de texte. Orienter votre
observation en fonction du type de texte proposé. Conseil :
Aidez-vous éventuellement dans votre analyse de la confrontation avec les
autres textes du corpus et des textes étudiés pendant l’année sur le même
objet d’étude, sans oublier que votre travail porte d’abord sur le texte à
commenter. II . Classer les remarques et
construire un plan Le
commentaire est une démonstration de la
lecture du texte que vous proposez. Les parties doivent être liées
logiquement. 1.
Aller du plus évident au plus caché
; de la première impression, de l'effet général, au thème moins apparent, au
symbolisme. Exemple
: Pour un récit, on peut étudier d’abord l’élément narratif puis l’art du
récit et enfin le registre s’il donne sa spécificité au texte. Pour une
description, la caractérisation du décor ou du personnage, l’expression des
sentiments du narrateur et enfin la
fonction narrative, symbolique ou poétique de cette description.. La dernière
partie du commentaire d'un poème peut être consacrée à l'esthétique du poète,
mais toujours en référence au poème après l’étude de son ou ses thèmes et de
son registre et non en plaquant des connaissances extérieures. Conseil :
Attention, il ne s’agit pas de plans types, mais de possibilités à
adapter chaque fois à la spécificité du texte. Ne
centrez pas une partie sur un outil d’analyse seul (l’énonciation, les
métaphores, le point de vue narratif) mais sur une explicitation
du sens du texte ou de ses effets sur le lecteur. 2.
Organiser les remarques au sein de chaque partie. Chaque interprétation doit
être illustrée par des analyses de citations
qui fonctionnent comme les arguments soutenant une thèse. 3.
Faire de deux à quatre parties. Formuler précisément et soigneusement les
idées directrices des parties avec le vocabulaire adéquat III. Rédiger
l'introduction
1.
Situer le texte dans son contexte : présenter très brièvement l’auteur,
son époque, l’œuvre de laquelle est extrait votre texte. Situer le texte dans
l’œuvre en utilisant les indications données dans l’introduction qui précède
le plus souvent le texte. 2.
Présenter le texte : dégager l'idée générale, définir le type de texte et
sa forme, signaler son intérêt majeur, la
problématique de votre explication. 2.
Annoncer brièvement et adroitement le plan par des questions ou par des
verbes au futur. Conseil
: Evitez de commencer votre introduction par "Ce texte", présentez-le
comme si votre correcteur ne le connaissait pas. IV. Rédiger la
conclusion
1.
Bilan de votre réflexion sur le sens et l’intérêt du texte. Réponse aux questions soulevées dans
l’introduction. 2.
Ouverture facultative sur des perspectives plus larges (intérêt
historique, littéraire du texte étudié; ses liens avec d'autres textes du
même auteur...) Conseil :
Pour l’ouverture, vous pouvez utiliser les connaissances acquises en cours
sur l’objet d’étude correspondant, évolution de l’écriture poétique, caractéristiques
du récit autobiographique, , apologue, formes spécifiques du langage théâtral
comme le monologue etc… VI.
Rédiger le développement 1.
Ne pas faire de brouillon après avoir recopié l'introduction. Avec un plan
détaillé, si vous connaissez bien le vocabulaire d'analyse littéraire et que
vous avez souligné les termes ou phrases significatifs, la rédaction n'est
pas très difficile. Conseil
: il faut apprendre les figures de
style, les registres, les termes de versification, les caractéristiques des
différents mouvements esthétiques, quelques repères chronologiques. Ces
connaissances sont, de toute façon, indispensables pour l'oral. Variez les
formules désignant le texte (la page, le passage, le poème, le sonnet, la
description) 2.
Le commentaire doit être entièrement rédigé sans abréviations.
Chaque partie doit comporter plusieurs paragraphes. Conseil.
Le commentaire doit être aussi logique que la dissertation ou l’écriture
d’invention argumentative. Il faut rédiger des transitions et annoncer clairement
l'idée directrice au début de chaque partie. Il faut utiliser des mots de
liaison logique. 3.
Chaque paragraphe contient un élément d'analyse fondé sur l'étude précise d'un passage du texte,
appuyé par des citations. Conseils.
Pour intégrer les citations, utilisez les expressions : "est rendu
par", "naître de l'emploi de ...", "exprimer",
"produire un effet", "préciser", "marquer le
triomphe de ", "apparaître", "traduire",
"renforcer", "souligner", "mettre en valeur",
"renforcer", "suggérer", "révéler",
"évoquer", "produire un effet", "créer un
contraste"... N’utilisez les parenthèses que lorsqu’il est impossible
d’intégrer votre citation à la phrase de commentaire. Mettez les
citations entre guillemets. Ne faites pas de citations trop longues : vous ne
prouvez plus rien. VI.
Présentation 1. Sauter une ligne entre l’introduction et le développement, entre
chaque partie et entre le développement et la conclusion. Conseil. Ne surtout pas faire
apparaître les titres et les numéros des parties comme en biologie. 2. Faire des alinéas pour chaque paragraphe. 3. Souligner les titres des oeuvres VII. Relecture Eliminer le plus possible
les fautes d’orthographe et de syntaxe. Conseils. Ne recopiez pas
le texte avec des fautes dans les citations ® l'effet est très mauvais ! Attention à l'orthographe des mots qui
reviennent constamment : un "champ" lexical ne prend pas de s,
"métaphore", "ressortir", "termes" à
ne pas confondre avec les thermes romains, "antithèse", "antithétique",
et veillez à la conjugaison de "étudier": "j'étudierai" ou nous "étudierons". Faites votre propre liste à
revoir fréquemment. III.
Exemples de formules utilisables dans un commentaire de
texte introduction : situer le texte dans son
contexte historique : ● au XIXe
siècle, le courant naturaliste se développe avec les romans de… ● à la fois novatrice et
traditionnelle, la poésie du début du XXe
siècle est représentée par… ● le goût de l’exotisme et
de l’orientalisme au XVIIIe siècle se
traduit par une véritable mode dans les récits fictifs de l’époque ● dans un siècle de
contestation et de critique sociale comme le XVIIIe
siècle, le théâtre de… connaît un succès croissant / la littérature
d’idées trouve dans le genre… un moyen efficace de diffusion ● au XVIe
siècle, la poésie de la Pléiade / au XIXe
siècle, la poésie symboliste marque un tournant dans l’histoire de la poésie
française car… ● en réaction contre le
courant baroque, la littérature du XVIIe
siècle voit avec … l’un de ses plus brillants esprits classiques présenter le
texte (souligner le titre de l’œuvre, sans guillemets) : ● ainsi, dans …, roman de
… publié en …, l’auteur propose, au chapitre …, une description de … / fait
le récit de … / un dialogue entre… ● c’est dans ce contexte
qu’il convient de situer le roman / le poème / la tragédie… ● il n’est donc pas
étonnant de trouver dans …, comédie de …, publiée en … (représentée
pour la première fois en …), l’expression de … dans la scène … de l’acte … ● c’est particulièrement
le cas dans …, essai publié par … en …, au chapitre… (dans l’article…) ● on le voit clairement
dans le poème intitulé…, tiré du recueil… de… publié en … où l’auteur se
livre à une critique sans nuance de … / exprime ses sentiments… ● le texte proposé / le
texte qui nous intéresse ici, tiré des mémoires de… publiés en… sous le
titre…, est consacré à… / se caractérise par… / se présente sous la forme de…
/ est pour l’auteur l’occasion de… annoncer le plan du
commentaire : ● nous nous proposons,
pour commencer, de… , puis de…, enfin de… ● l’examen du texte
portera d’abord sur…, puis sur…, enfin sur… ● la structure du texte
étant d’une grande clarté, nous suivrons l’ordre du texte en montrant d’abord
(comment… / pourquoi…), puis…, enfin… ● nous analyserons
d’abord…, puis nous étudierons…, enfin nous examinerons… ● la première partie de
notre commentaire montrera (sera consacrée à…), la seconde…, la troisième… ● l’intérêt du texte tient
avant tout à… / de plus, il est… / enfin, il révèle… développement : énoncer l’idée directrice
d’une partie : ● la tirade de… est pour
l’auteur l’occasion de faire le portrait d’un… ● dans ce texte, l’auteur
se livre à une violente critique de… / à une satire de… ● le poète a très souvent
recours au registre … pour sensibiliser le lecteur à… ● dans tout le premier
paragraphe, l’auteur prend le lecteur à témoin de… ● cette scène présente
toutes les caractéristiques d’une scène d’exposition traditionnelle / d’un
monologue délibératif… ● cette page permet au
romancier de montrer… énoncer
l’idée directrice d’une sous-partie (= d’un
paragraphe marqué par un alinéa) : ● en effet / ainsi ● d’abord… ensuite… enfin…
/ l’auteur commence par… puis… enfin… ● on note tout d’abord la
volonté de… ● il s’agit d’abord pour
l’auteur de montrer… ● la première
caractéristique de… est… introduire
des exemples (citations) à l’intérieur d’une sous-partie : ● par exemple / ainsi /
c’est le cas avec des noms / adjectifs / verbes… tels que « … »
(ligne…) ● comme on le voit à la
ligne… (au vers…) : « … » ● comme l’indique – le
montre – le suggère le mot / le nom / l’adjectif / le verbe / l’expression…
« … » ● l’utilisation de… /
l’emploi de… / le recours à… / en est un bon exemple …/… analyser
des procédés littéraires : le champ lexical de…, composé
des mots « … » / cette figure de style / ce procédé… : ● attire l’attention du
lecteur sur… ● rend le propos de l’auteur plus frappant / plus
persuasif ● sert à interpeller / choquer / faire réagir le
lecteur / frapper les esprits / émouvoir ● permet d’insister sur... / de rendre sensible... /
traduit... ● met en valeur / en évidence l’aspect ... de ce
passage ● est caractéristique du registre… ● est particulièrement efficace pour... ● montre que… / suggère… ● témoigne de la volonté de l’auteur de… ● parmi les procédés utilisés pour entraîner
l’adhésion du lecteur, on peut relever... ● l’humour et l’ironie sont des armes pour
discréditer l’adversaire analyser
les indices d’énonciation : ● le locuteur manifeste sa présence par l’emploi
récurrent (répété) de pronoms de la première personne sujets (“je”) ou objets
(“me”, “moi”), d’adjectifs possessifs (“mon”, “ma”, “mes”...) ● le locuteur se retranche derrière le pronom ... ● la présence du locuteur est rendue sensible à
travers ... ● le pronom “on” se réfère à ... / désigne ... /
comprend plusieurs personnes : ... / a une valeur élargie / restreinte / a
une valeur de substitut, mis pour... ● le locuteur n’utilise qu’exceptionnellement la
première personne pour donner à son propos une valeur générale ● le locuteur implique son auditoire / le lecteur à
travers des questions oratoires / en l’incluant dans... / en
l’apostrophant... / en utilisant le pronom personnel “vous”... analyser
les indices de jugement et de sentiment : ● l’auteur exprime / nuance son point de vue / son
opinion... par l’emploi de modalisateurs comme « il se peut que » /
de termes évaluatifs (péjoratifs / mélioratifs, dépréciatifs / appréciatifs) ● il utilise des termes à connotation méliorative
(laudative) comme... ● ces termes péjoratifs sont peu à peu abandonnés au
profit de termes plus neutres... ● l'étude du vocabulaire révèle de nombreux termes
dépréciatifs ● ces expressions marquent l'enthousiasme et la
conviction du locuteur ● ces termes impliquent un jugement de valeur
négatif ● le ton employé par… est particulièrement virulent,
comme le montre… ● l’auteur prend ses distances avec une thèse qu'il
ne partage pas : ... ● il ne prend pas à son compte l'affirmation selon
laquelle... ● l'emploi récurrent de termes dépréciatifs montre
que le locuteur dénonce / critique... ● la ponctuation employée par le narrateur (par
l’auteur) est très explicite / exprime son indignation (sa joie) (son
incompréhension) faire
une transition entre deux parties : ● on le voit, l’auteur… ,
mais il… aussi… ● si…, en revanche… ● il ne s’agit pas
seulement de… mais aussi de… ● l’utilisation de… a
aussi pour conséquence de… ● le portrait de … / le recours
à … permet également de mettre en évidence… / préciser / montrer au lecteur… conclusion : bilan : ● ainsi / pour finir / on
le voit, … ● l’examen du texte a donc
permis de… ● on constate, en fin
d’analyse, que… ● le texte apparaît donc
bien comme… ● grâce à l’étude de…,
nous avons montré la richesse / l’efficacité / l’intérêt du texte élargissement : ● on peut néanmoins se
demander si… ● on pourra rapprocher ce
texte de… / il est possible de comparer ce texte avec… ● ce texte fait également
songer à… / semble annoncer… ● au siècle suivant,
d’autres auteurs comme… reprendront ce thème de… / iront encore plus loin
dans… / se souviendront de… en… ______________________________________________________________________________________ Fiche-méthode n°1 Concevoir et
planifier une dissertation
La dissertation se définit comme une argumentation construite et cohérente qui se fonde sur vos réflexions et vos connaissances littéraires ; elle prend appui sur une problématique liée à un genre littéraire et à une œuvre étudiée dans le cadre du programme. Pour réussir une dissertation littéraire, il faut : - Posséder une connaissance approfondie des œuvres étudiées, souvent avoir lu d’autres livres du même auteur ou du même genre ou sur le même sujet (connaissances littéraires) - Chercher avec rigueur les enjeux d’un sujet, afin d’éviter le hors sujet - Faire des recherches, comprendre le cours sans jamais le recopier Les principaux types de sujetsSelon la formulation du sujet (le libellé) vous pouvez être conduit à : - Présenter une opinion à discuter et à exprimer une position personnelle. Ex. : Pensez-vous que...
Peut-on considérer que... ? - Expliquer un point de vue, d’analyser ou de définir une notion. Ex. : Expliquez... Justifiez
cette affirmation de... Comment définiriez-vous... ? - Commenter et illustrer une citation ; à la à une discuter éventuellement tout en pensant à élargir les perspectives. Ex. : Montrez que...
Commentez et, s’il y a lieu, discutez cette opinion... 1) Le travail
préliminaire
- Étudier l’énoncé et dégager la problématique. Cette étape doit être effectuée au brouillon avec le plus grand soin car la pertinence du plan en dépend. L’analyse minutieuse du sujet doit vous permettre d’en dégager l’intérêt. - Repérer les composantes du sujet : La présentation d’une opinion, éventuellement sous forme de citation. L’énoncé d’une question ou d’une instruction Une consigne précisant la démarche à adopter. (« Discuter, commenter... ») - Souligner et analyser méthodiquement les mots clés : commenter le lexique choisi, les oppositions, les métaphores, les connotations des termes du sujet et dégager les présupposés ou les paradoxes contenus dans la citation ou le point de vue proposé. Cette première approche doit permettre d’identifier le problème posé par le sujet, d’en cerner l’intérêt majeur. - Rassembler les éléments de l’analyse à l’aide des questions suivantes : Quel thème aborde le sujet ? Quel est le problème posé ? Que faut-il montrer ? - Formuler
une problématique précise, c’est-à-dire, reformuler avec vos propres mots la
question posée. Faire apparaître clairement, sous forme d’interrogation, le lien
entre le problème soulevé et l’œuvre étudiée. 2) Rechercher
des arguments et des exemples
Établir une liste détaillée d’idées et d’exemples susceptibles d’éclairer les différents aspects mis en évidence lors de l’analyse du sujet (problématique). Attention, les exemples doivent justifier les idées et non le contraire !!! Penser aux passages du livre dont le lien avec le sujet semble évident et noter quelques citations choisies parmi celles que vous avez mémorisées au cours de votre préparation. Mais attention à ne pas trop citer !!! 3) Élaborer un plan Le plan est structuré autour de trois axes directeurs ou parties - éventuellement deux - qui p |