Site de Corine Robet

Points de méthode

 

 

 Le commentaire composé comparé,

ou commentaire littéraire. (mars 2008)

 

Ce qu’en disent les textes officiels

Il peut être proposé au candidat un commentaire comparé de deux textes du corpus. En séries générales, le candidat compose un commentaire qui présente avec ordre un bilan de lecture organisé de façon à donner force au jugement personnel qu’il prépare et qu’il justifie.

Ses visées et ses modalités

Le commentaire comparé est une forme clairement prévue par les textes, il peut être proposé dans toutes les séries. Il est donc prudent de s’y préparer.

A l’université, en lettres, la littérature comparée étudie sous un même angle plusieurs auteurs, plusieurs siècles, plusieurs genres.

Ce type d’exercice a été proposé aux bacheliers de la série L lors de la session 2004

 

 

L’exercice demande un esprit d’observation développé et une culture littéraire assurée.

Cette volonté de mettre en parallèle deux textes peut procéder de plusieurs intentions :

-         montrer la récurrence d’un thème chez un auteur, les réemplois, les évolutions qu’il subit…

-         montrer l’importance d’un thème à une époque donnée, pour un mouvement littéraire…

-         faire découvrir la différence de traitement selon les écoles ou les personnalités…

-         insister sur les écarts de traitement lors de réécritures : réinterprétation, parodie, pastiche, changement de registre…

-         attirer l’attention sur l’intertextualité,

-         expliquer un texte par un autre texte…

Dans tous les cas, les similitudes doivent être explicitées, les différences repérées pour dégager les buts propres de chacun des textes.

Si dans un premier temps, le candidat doit identifier les ressemblances et les différences, il ne peut en rester à cette vision contrastée insuffisante à constituer le bilan de lecture organisé attendu de lui. La seule manière d’échapper à la dichotomie est bien de dégager une problématique transverse illustrée par deux ou trois axes regroupant pour chacun d’eux les ressemblances et les différences constatées de façon à construire un véritable raisonnement structuré.

 

Méthodologie proposée

1)      Appliquer à chaque texte la grille d’analyse de la fiche méthodologique sur le commentaire composé.

2)      La caractérisation des textes est essentielle : genre, tonalité, intention… mais aussi époque, auteur, œuvre, mouvement littéraire (surtout si les auteurs sont différents).

3)      Faire un tableau comparatif en plaçant dans chaque colonne un des textes, pour pouvoir y noter les ressemblances et les différences.

4)      Points observés : Thèmes,      Registre     Intentions     Intérêt     Résonnances     Lexique     Modalisation     Images     Sons,  rythmes,  figures de style remarquables    

 

 

Identifier deux ou trois axes d’étude pour une analyse comparative.

Rédiger au brouillon un plan détaillé…

 

 

 

 

 

EAF,

Question portant sur le corpus. Méthode.

 

 « La réponse à une question portant sur un corpus de textes doit être synthétique, et s’appuyer sur quelques citations bien choisies montrant que l’ensemble des textes a été étudié. » (Instructions officielles)

 

- L’essentiel est que les textes soient d’une façon ou d’une autre mis en relation, confrontés (quand la question le permet), par une présentation synthétique ou successive ; cette mise en relation peut se faire dans l’introduction et/ou au cours des analyses ou dans la conclusion ;

- l’introduction présente rapidement les textes (auteur, source) et la question, avec une définition des mots clé : c’est juste pour informer un lecteur qui n’aurait pas le corpus sous les yeux ;

- la concision est un enjeu important de cet exercice, donc s’il y a des citations, elles doivent être limitées.

 

L’examen des sujets montre cependant qu’une réponse synthétique n’est pas toujours possible : quoi qu’il en soit, doivent toujours être abordés dans une perspective de confrontation (c’est la raison d’être du corpus !). Si la question réclame explicitement une analyse texte par texte (ce qui peut arriver), penser à confronter les textes en conclusion.

 

Exemples :

*(Pondichéry Juin 2002) « En comparant ces quatre textes vous dégagerez les éléments caractéristiques d’une scène d’exposition ». Ce sujet demande de toute évidence qu’on organise la réponse autour des caractéristiques de la scène d’exposition et non de chacun des textes.

*(Asie, session 2002) « Ces trois extraits développent-ils une même définition de la langue poétique ? » Avec ce sujet les deux types de plans sont possibles : points communs et différences, ou étude texte par texte suivie d’une conclusion rappelant les points communs et les différences.

*(Autre sujet) : « Quel est le registre dominant de chacun des deux textes ? Retrouve-t-on ces mêmes registres dans l’extrait qui accompagne le document iconographique ? » Ici la seule possibilité est l’approche texte par texte. Dans la conclusion par contre on peut élargir à une réflexion sur les visées du registre, les approches différentes suivant les siècles, les points communs etc

 

Se rappeler que la question c’est 4 points sur 20 ; il faut donc être efficace, pas plus d’une page, et pas plus de 45 minutes pour cette partie du devoir.

 

A titre indicatif, un exemple de grille d’évaluation :

1. introduction qui présente le corpus et les visées de la question.

2. Textes tous pris en compte.

3. Pas d’erreurs de compréhension.

4.  Textes mis en relation quand c’est possible.

5.  Analyses pertinentes.

6.  Réponse organisée logiquement et synthétiquement, à un moment ou à un autre.

7. Expression maîtrisée.

 

 

 

 

 

LECTURE ANALYTIQUES, Fiches Méthode

 

1) Conditions matérielles de l’oral.

Pour passer votre épreuve orale de français, prenez avec vous et présentez à la demande de l’examinateur :

 

votre convocation et une pièce d’identité,

votre exemplaire du descriptif des lectures et activités,

les textes du descriptif, les œuvres intégrales (éventuellement, vous pouvez vous prêter les œuvres pour les avoir en double exemplaire) Tout doit être sans annotations personnelles (œuvres en édition intégrale, manuels, photocopies).

Vous n’êtes pas tenus d’apporter les textes abordés en lecture cursive. Vous pouvez vous contenter de les évoquer à propos des sujets abordés dans l’entretien. Vous pouvez toutefois estimer que certains seraient utiles à montrer lors de l’entretien. Vous n’avez le droit à aucun autre document.

 

Vous utilisez uniquement, lors de votre préparation, les feuilles de brouillon à votre disposition dans la salle.

 

2) ORGANISATION DE L’ÉPREUVE

 

Les candidats sont appelés de demi-heure en demi-heure,

l’examinateur vous fera signer un bulletin de passage sur lequel figureront:

l’extrait qu’il aura choisi,

la question à laquelle votre exposé devra répondre.

Vous lui restituerez ce bulletin au terme de votre préparation.

 

Temps de préparation : 30 minutes.

Prenez bien le temps d’analyser la question posée.

 

Durée de l’interrogation : 20 minutes.

 

L’exposé sur un texte littéraire (10 minutes).

 

Votre examinateur à partir de la lecture du descriptif de votre classe a choisi et délimité un texte.

Il vous pose une question pour vous faire étudier un aspect essentiel de ce texte.

 

Il peut s’agir:

 

soit d’un texte ou d’un extrait de texte figurant dans un groupement de textes et ayant fait l’objet d’une explication en classe,

soit d’un extrait, ayant fait ou non l’objet d’une explication en classe, tiré d’une des œuvres intégrales étudiées en lecture analytique pendant l’année,

Cet extrait sera plus ou moins long en fonction de la nature de la question posée.

 

L’examinateur adapte ses attentes à la situation. Quel que soit le texte choisi, il évalue vos compétences de lecture d’un texte littéraire avec une question pour guide.

 

Vous lisez le texte de façon expressive puis vous répondez de façon argumentée et ordonnée à la question posée en prenant constamment appui sur le texte. Vous ne vous contentez pas de simples relevés, vous les organisez pour déboucher sur une interprétation précise du texte et une conclusion claire.

 

N’attendez pas que l’examinateur intervienne pendant cette première partie, il ne le fera que si votre propos tourne court ou, en fin d’exposé, s’il juge indispensable de vérifier votre compréhension littérale du texte.

 

L’entretien (10 minutes).

 

L’examinateur conduit le dialogue avec vous dans l’intention d’approfondir votre réflexion. Les élargissements qu’il vous suggèrera pourront concerner

 

l’œuvre intégrale ou le groupement de textes d’où le texte a été extrait,

une lecture cursive, des recherches ou des activités personnelles,

un ou plusieurs objets d’étude.

Il ne s’agit pas pour vous de répéter une « question de cours » mais d’entrer dans ce dialogue pour témoigner des connaissances et des compétences que vous avez acquises, de votre intérêt pour les textes que vous avez étudiés ou simplement lus. Exploitez du mieux que vous pourrez vos lectures et activités personnelles quand elles correspondront aux questions abordées par l’examinateur.

 

3) ÉVALUATION DE L’ÉPREUVE

 

Chacune des parties est notée sur 10 points. La note d’oral sera donc sur 20.

Sont évaluées:

 

vos capacités d’analyse, de réflexion, d’organisation,

vos connaissances,

vos qualités d’expression et de communication.

Aucune note n’est communiquée à la fin de l’épreuve. Seule la note sur 20 le sera ultérieurement par le Rectorat.

 

La note sera coefficientée selon les séries :

L, ES, S, STT Acc et Aca, 2

 

 

La lecture analytique :

objectifs et mise en oeuvre

 

 

Définition : La lecture analytique est l'étude et l'explication organisée d'un texte littéraire.

 

Objectifs : Elle vise donc à mettre en évidence la signification, la singularité et l'originalité d'un texte littéraire            soit dans le sujet (le fond)

            soit dans la manière de traiter le sujet (la forme)

            soit dans le but de l'auteur (l'intention).

Cette originalité peut être en décalage par rapport au   genre du texte

                        type de discours dominant

                        contexte littéraire et culturel.

 

Mise en oeuvre : La démarche de la lecture analytique est la suivante :

- lecture du texte

- impressions de lecture

- formulation d'une problématique qui englobe une ou plusieurs impressions de lecture. La problématique est une question qui vise à éclairer le sens du texte en soulevant un ou plusieurs de ses aspects. Ce questionnement du texte peut être par rapport au genre, au type de discours, au contexte historique et culturel, au registre, à l'objet d'étude concerné…

- relevés de faits textuels en fonction du questionnement précédent (énonciation, champs lexicaux, figures de style, plan du texte, thèmes abordés…)

- repérage de deux ou trois axes de lecture d'après les relevés (les axes de lecture ne sont pas des thèmes, ce sont des idées directrices qui guident la lecture et la compréhension du texte en répondant à la problématique)

- élaboration de la lecture analytique :

 

Introduction   situation du passage dans le contexte puis dans l'œuvre

            présentation rapide de l'extrait (genre, type de discours, registre dominant, thème)

            présentation de la problématique et des axes de lecture

NB : pour une présentation orale de l'exercice, la lecture du texte intervient avant l'exposé de la problématique.

 

Développement         exposé de chaque axe de lecture avec le relevé des indices du texte qui justifient les affirmations (indication des lignes des citations). Chaque axe de lecture commence par une introduction partielle et se termine par une conclusion partielle.

 

Conclusion :    récapitulatif des conclusions partielles

            réponse à la question soulevée par la problématique

            élargissement en situant le passage dans son objet d'étude, l'œuvre ou un courant littéraire.

 

 

 

 

Aide-mémoire pour la première partie de l’oral de français au baccalauréat :

la lecture analytique d’un texte figurant sur le

« Descriptif des lectures et activités » (durée de l’exposé : 10 minutes).

 

 

Ma lecture analytique sera satisfaisante si je réponds par oui aux affirmations suivantes :

 

I. En ce qui concerne l’introduction (barème ~ 3/20) :

 

  1. J’ai situé le texte dans son contexte historique.
  2. S’il s’agit de l’étude d’une œuvre intégrale, j’ai situé le texte dans l’oeuvre elle-même.
  3. J’ai précisé le sujet traité par le texte.
  4. J’ai précisé le genre et le registre.
  5. S’il s’agit d’un discours, j’ai précisé le/les locuteur(s) et le/les destinataire(s).
  6. S’il s’agit d’un récit, j’ai précisé le niveau de l’énonciation et le type de focalisation.
  7. S’il s’agit de poésie, j’ai précisé la forme du poème (type de vers, prose poétique…).
  8. S’il s’agit de théâtre, j’ai évoqué la double énonciation.

 

II. En ce qui concerne la lecture (barème ~ 2/20)   :

 

  1. J’ai fait une lecture correcte du texte : prononciation, ponctuation, liaisons.
  2. J’ai fait une lecture expressive du texte en fonction du genre et du registre (ton ironique, tragique…).
  3. S’il s’agit de poésie ou de théâtre en vers, j’ai respecté le rythme, les diérèses, les enjambements, les rejets, la règle du « e » muet et le nombre de syllabes par vers.
  4. S’il s’agit de théâtre, j’ai justifié la raison pour laquelle j’ai choisi de lire ou non lire les didascalies.

 

III. En ce qui concerne l’annonce du plan (barème ~ 3/20)   :

 

  1. J’ai pris en compte la « question initiale » pour formuler mon projet de lecture.
  2. J’ai proposé un plan cohérent et équilibré en rapport avec mon projet de lecture.

 

IV. En ce qui concerne l’explication du texte (barème ~ 10/20)   :

 

  1. Mon analyse rend compte de l’intérêt du texte (contenu, thème, style).
  2. J’ai démontré en quoi le style choisi par l’auteur servait les idées du texte.
  3. J’ai analysé en détail les figures de style les plus caractéristiques.
  4. Mon plan est progressif et j’ai illustré mes propos d’exemples précis.

 

V. En ce qui concerne la conclusion (barème ~ 2/20) :

 

  1. J’ai fait la synthèse de mes conclusions partielles.
  2. J’ai précisé que j’avais bien répondu à « la question initiale ».
  3. J’ai établi un parallèle avec l’objet d’étude et proposé une ouverture appropriée (référence aux autres textes du groupement ou à l’œuvre intégrale dans son ensemble, allusions à d’autres œuvres, évocation de mises en scène…).

 

 Le commentaire composé : méthodologie.(mise sur le site le 08-10-O7)

Vous trouverez à la suite trois fiches. Lisez-les, imprimez ce qui vous sera utile. Il y a deux entrées sur comment préparer un CC, prenez la fiche qui vous parle le plus. La troisième entrée est une fiche avec des exemples de formules utilisables pour le cc. Bonne lecture !

 

_________________________________________________

 

 

I.

 

 

Découverte du texte

 

a-      La compréhension littérale du texte

Ø       prendre en compte le hors texte et le paratexte : ils indiquent en général un nom d’auteur, une date, un titre d’œuvre.  Ces éléments guident la compréhension et permettent de mieux comprendre la situation de communication.

Ø       élucider les problèmes de compréhension dans le texte : chercher le vocabulaire et les expressions grammaticales complexes.

Ø       attention aux particularités visuelles du texte : les majuscules, la disposition du texte, les parenthèses.

 

b-      L’analyse première du texte

Ø       se demander : qu’est-ce que c’est que ce texte ?

Ø       étudier la situation d’énonciation : qui parle ? à qui ? de quoi ? indications de temps et de lieux, marques de subjectivité.

Ø       essayer de dégager le plan du texte et de voir ce qui est le plus important. En même temps voir s’il y a une progression du texte : situation initiale → situation finale.

Ø       Passer le texte sur une sorte de grille :

-          Faire une étude des champs lexicaux afin dégager les aspects et les thèmes les plus importants du texte.

-          Essayer de définir le registre du texte.

-          Chercher les figures de style éventuelles.

-          Etudier la métrique, la longueur des phrases, le rythme du texte, les allitérations, les assonances.

 

→ A ce moment, il devrait être possible de voir quelles sont les grandes parties du texte et quels sont les aspects importants et que le commentaire devra mettre en valeur.

 

L’élaboration du plan

 

a)      Les axes de lecture

Ø       Qu’est-ce qu’un axe de lecture ? il s’agit d’une perspective donnée au texte afin de prouver une hypothèse.

Ex : si l’on pense qu’un texte est un cri de désespoir, alors deux axes de lecture pourront être formulés : le désespoir et le cri.

C’est une grande partie de la lecture analytique ou du commentaire composé.

A partir du moment ou l’on choisit des axes de lecture, on oriente sa lecture du texte vers une hypothèse précise que différents arguments viendront confirmer.

 

b)      Les sous parties

Un axe de lecture est validé dans l’explication par des sous parties. Celles-ci sont des arguments qui viennent confirmer une hypothèse de lecture. Elles doivent avoir une certaine unité et ne pas être une suite de remarques sans aucune cohésion. Si l’on veut montrer par exemple qu’un texte exprime le désespoir d’un personnage, on pourra par exemple étudier l’expression d’un « moi ».

Ex :

I – le désespoir

1)       L’expression d’un « moi »

-          texte écrit à la première personne : étude des pronoms personnels, des adjectifs possessifs, etc.

-          champ lexical du sentiment, de la conscience

-          métrique qui met en valeur les marques de la première personne

-          etc.

 

c)      L’harmonie

Il faut que les sous parties et les axes de lecture s’enchaînent de façon logique et harmonieuse. Par conséquent, il faut faire attention dans l’élaboration du plan et faire des transitions.

Règles à suivre pour un plan harmonieux :

-          aller du moins important au plus important (il vaut mieux que le correcteur reste sur le meilleure impression possible)

-          faire de petites conclusions et de petites introductions au début et à la fin de chaque partie et sous partie.

 

d)      L’introduction et la conclusion

Introduction :

-          situer le texte : l’auteur, la date de publication, l’œuvre, le propos du texte.

-          Annoncer le plan de l’explication : dire les axes de lecture que l’on a choisit.

 

Conclusion

-          reprendre les idées principales du devoir de façon brève : il faut dire en quelque phrases ce qui fait l’intérêt du texte (les axes de lecture)

-          essayer d’ouvrir sur l’ensemble de l’œuvre si on la connaît ou bien sur une œuvre de l’auteur ou d’un autre auteur.

 

 

 

II.

 

 

Le commentaire est « un exercice d’analyse et d’argumentation. Il énonce les caractéristiques d’un texte et les prouve par des références précises et des citations. » (définition officielle)

 

I. Analyser le texte

Observer le texte en analysant l’évolution du sens, les effets des faits stylistiques découverts, afin de proposer des réponses organisées autour d’une problématique, comme dans toute explication de texte. Orienter votre observation en fonction du type de texte proposé.

Conseil : Aidez-vous éventuellement dans votre analyse de la confrontation avec les autres textes du corpus et des textes étudiés pendant l’année sur le même objet d’étude, sans oublier que votre travail porte d’abord sur le texte à commenter.

 

II . Classer les remarques et construire un plan

Le commentaire est une démonstration de la lecture du texte que vous proposez. Les parties doivent être liées logiquement.

1. Aller du plus évident au plus caché ; de la première impression, de l'effet général, au thème moins apparent, au symbolisme.

Exemple : Pour un récit, on peut étudier d’abord l’élément narratif puis l’art du récit et enfin le registre s’il donne sa spécificité au texte. Pour une description, la caractérisation du décor ou du personnage, l’expression des sentiments du narrateur  et enfin la fonction narrative, symbolique ou poétique de cette description.. La dernière partie du commentaire d'un poème peut être consacrée à l'esthétique du poète, mais toujours en référence au poème après l’étude de son ou ses thèmes et de son registre et non en plaquant des connaissances extérieures.

Conseil : Attention, il ne s’agit pas de plans types, mais de possibilités à adapter chaque fois à la spécificité du texte.

Ne centrez pas une partie sur un outil d’analyse seul (l’énonciation, les métaphores, le point de vue narratif) mais sur une explicitation du sens du texte ou de ses effets sur le lecteur.

2. Organiser les remarques au sein de chaque partie. Chaque interprétation doit être illustrée par des analyses de citations qui fonctionnent comme les arguments soutenant une thèse.

3. Faire de deux à quatre parties. Formuler précisément et soigneusement les idées directrices des parties avec le vocabulaire adéquat

 

III. Rédiger l'introduction

1. Situer le texte dans son contexte : présenter très brièvement l’auteur, son époque, l’œuvre de laquelle est extrait votre texte. Situer le texte dans l’œuvre en utilisant les indications données dans l’introduction qui précède le plus souvent le texte.

2. Présenter le texte : dégager l'idée générale, définir le type de texte et sa forme, signaler son intérêt majeur, la problématique de votre explication.

2. Annoncer brièvement et adroitement le plan par des questions ou par des verbes au futur.

Conseil : Evitez de commencer votre introduction par "Ce texte", présentez-le comme si votre correcteur ne le connaissait pas.

 

IV. Rédiger la conclusion

1. Bilan de votre réflexion sur le sens et l’intérêt du texte. Réponse aux questions soulevées dans l’introduction.

2. Ouverture facultative sur des perspectives plus larges (intérêt historique, littéraire du texte étudié; ses liens avec d'autres textes du même auteur...)

Conseil : Pour l’ouverture, vous pouvez utiliser les connaissances acquises en cours sur l’objet d’étude correspondant, évolution de l’écriture poétique, caractéristiques du récit autobiographique, , apologue, formes spécifiques du langage théâtral comme le monologue etc

 

VI. Rédiger le développement

1. Ne pas faire de brouillon après avoir recopié l'introduction. Avec un plan détaillé, si vous connaissez bien le vocabulaire d'analyse littéraire et que vous avez souligné les termes ou phrases significatifs, la rédaction n'est pas très difficile.

Conseil : il faut apprendre les figures de style, les registres, les termes de versification, les caractéristiques des différents mouvements esthétiques, quelques repères chronologiques. Ces connaissances sont, de toute façon, indispensables pour l'oral.

 Variez les formules désignant le texte (la page, le passage, le poème, le sonnet, la description)

2. Le commentaire doit être entièrement rédigé sans abréviations. Chaque partie doit comporter plusieurs paragraphes.

Conseil. Le commentaire doit être aussi logique que la dissertation ou l’écriture d’invention argumentative. Il faut rédiger des transitions et annoncer clairement l'idée directrice au début de chaque partie. Il faut utiliser des mots de liaison logique.

3. Chaque paragraphe contient un élément d'analyse fondé sur l'étude précise d'un passage du texte, appuyé par des citations.

Conseils. Pour intégrer les citations, utilisez les expressions : "est rendu par", "naître de l'emploi de ...", "exprimer", "produire un effet", "préciser", "marquer le triomphe de ", "apparaître", "traduire", "renforcer", "souligner", "mettre en valeur", "renforcer", "suggérer", "révéler", "évoquer", "produire un effet", "créer un contraste"... N’utilisez les parenthèses que lorsqu’il est impossible d’intégrer votre citation à la phrase de commentaire.

 Mettez les citations entre guillemets. Ne faites pas de citations trop longues : vous ne prouvez plus rien.

 

VI. Présentation

1. Sauter une ligne entre l’introduction et le développement, entre chaque partie et entre le développement et la conclusion.

Conseil. Ne surtout pas faire apparaître les titres et les numéros des parties comme en biologie.

2. Faire des alinéas pour chaque paragraphe.

3. Souligner les titres des oeuvres

 

VII. Relecture

Eliminer le plus possible les fautes d’orthographe et de syntaxe.

Conseils. Ne recopiez pas le texte avec des fautes dans les citations ® l'effet est très mauvais !

  Attention à l'orthographe des mots qui reviennent constamment : un "champ" lexical ne prend pas de s, "métaphore", "ressortir", "termes" à ne pas confondre avec les thermes romains, "antithèse", "antithétique", et veillez à la conjugaison de "étudier": "j'étudierai" ou nous "étudierons".

Faites votre propre liste à revoir fréquemment.

 

 

 

III.

 

Exemples de formules utilisables dans un commentaire de texte

 

introduction :

 

situer le texte dans son contexte historique :

● au XIXe siècle, le courant naturaliste se développe avec les romans de…

● à la fois novatrice et traditionnelle, la poésie du début du XXe siècle est représentée par…

● le goût de l’exotisme et de l’orientalisme au XVIIIe siècle se traduit par une véritable mode dans les récits fictifs de l’époque

● dans un siècle de contestation et de critique sociale comme le XVIIIe siècle, le théâtre de… connaît un succès croissant / la littérature d’idées trouve dans le genre… un moyen efficace de diffusion

● au XVIe siècle, la poésie de la Pléiade / au XIXe siècle, la poésie symboliste marque un tournant dans l’histoire de la poésie française car…

● en réaction contre le courant baroque, la littérature du XVIIe siècle voit avec … l’un de ses plus brillants esprits classiques

 

présenter le texte (souligner le titre de l’œuvre, sans guillemets) :

● ainsi, dans …, roman de … publié en …, l’auteur propose, au chapitre …, une description de … / fait le récit de … / un dialogue entre…

● c’est dans ce contexte qu’il convient de situer le roman / le poème / la tragédie…

● il n’est donc pas étonnant de trouver dans …, comédie de …, publiée en … (représentée pour la première fois en …), l’expression de … dans la scène … de    l’acte …

● c’est particulièrement le cas dans …, essai publié par … en …, au chapitre… (dans l’article…)

● on le voit clairement dans le poème intitulé…, tiré du recueil… de… publié en … où l’auteur se livre à une critique sans nuance de … / exprime ses sentiments…

● le texte proposé / le texte qui nous intéresse ici, tiré des mémoires de… publiés en… sous le titre…, est consacré à… / se caractérise par… / se présente sous la forme de… / est pour l’auteur l’occasion de…

 

annoncer le plan du commentaire :

● nous nous proposons, pour commencer, de… , puis de…, enfin de…

● l’examen du texte portera d’abord sur…, puis sur…, enfin sur…

● la structure du texte étant d’une grande clarté, nous suivrons l’ordre du texte en montrant d’abord (comment… / pourquoi…), puis…, enfin…

● nous analyserons d’abord…, puis nous étudierons…, enfin nous examinerons…

● la première partie de notre commentaire montrera (sera consacrée à…), la seconde…, la troisième…

● l’intérêt du texte tient avant tout à… / de plus, il est… / enfin, il révèle…

 

développement :

 

énoncer l’idée directrice d’une partie :

● la tirade de… est pour l’auteur l’occasion de faire le portrait d’un…

● dans ce texte, l’auteur se livre à une violente critique de… / à une satire de…

● le poète a très souvent recours au registre … pour sensibiliser le lecteur à…

● dans tout le premier paragraphe, l’auteur prend le lecteur à témoin de…

● cette scène présente toutes les caractéristiques d’une scène d’exposition traditionnelle / d’un monologue délibératif…

● cette page permet au romancier de montrer…

 

énoncer l’idée directrice d’une sous-partie (= d’un paragraphe marqué par un alinéa) :

● en effet / ainsi

● d’abord… ensuite… enfin… / l’auteur commence par… puis… enfin…

● on note tout d’abord la volonté de…

● il s’agit d’abord pour l’auteur de montrer…

● la première caractéristique de… est…

 

introduire des exemples (citations) à l’intérieur d’une sous-partie :

● par exemple / ainsi / c’est le cas avec des noms / adjectifs / verbes… tels que « … » (ligne…)

● comme on le voit à la ligne… (au vers…) : « … »

● comme l’indique – le montre – le suggère le mot / le nom / l’adjectif / le verbe / l’expression… « … »

● l’utilisation de… / l’emploi de… / le recours à… / en est un bon exemple

…/…

analyser des procédés littéraires :

le champ lexical de…, composé des mots « … » / cette figure de style / ce procédé… :

● attire l’attention du lecteur sur…

● rend le propos de l’auteur plus frappant / plus persuasif

● sert à interpeller / choquer / faire réagir le lecteur / frapper les esprits / émouvoir

● permet d’insister sur... / de rendre sensible... / traduit...

● met en valeur / en évidence l’aspect ... de ce passage

● est caractéristique du registre…

● est particulièrement efficace pour...

● montre que… / suggère…

● témoigne de la volonté de l’auteur de…

● parmi les procédés utilisés pour entraîner l’adhésion du lecteur, on peut relever...

● l’humour et l’ironie sont des armes pour discréditer l’adversaire

 

analyser les indices d’énonciation :

● le locuteur manifeste sa présence par l’emploi récurrent (répété) de pronoms de la première personne sujets (“je”) ou objets (“me”, “moi”), d’adjectifs possessifs (“mon”, “ma”, “mes”...)

● le locuteur se retranche derrière le pronom ...

● la présence du locuteur est rendue sensible à travers ...

● le pronom “on” se réfère à ... / désigne ... / comprend plusieurs personnes : ... / a une valeur élargie / restreinte / a une valeur de substitut, mis pour...

● le locuteur n’utilise qu’exceptionnellement la première personne pour donner à son propos une valeur générale

● le locuteur implique son auditoire / le lecteur à travers des questions oratoires / en l’incluant dans... / en l’apostrophant... / en utilisant le pronom personnel “vous”...

 

analyser les indices de jugement et de sentiment :

● l’auteur exprime / nuance son point de vue / son opinion... par l’emploi de modalisateurs comme « il se peut que » / de termes évaluatifs (péjoratifs / mélioratifs, dépréciatifs / appréciatifs)

● il utilise des termes à connotation méliorative (laudative) comme...

● ces termes péjoratifs sont peu à peu abandonnés au profit de termes plus neutres...

● l'étude du vocabulaire révèle de nombreux termes dépréciatifs

● ces expressions marquent l'enthousiasme et la conviction du locuteur

● ces termes impliquent un jugement de valeur négatif

● le ton employé par… est particulièrement virulent, comme le montre…

● l’auteur prend ses distances avec une thèse qu'il ne partage pas : ...

● il ne prend pas à son compte l'affirmation selon laquelle...

● l'emploi récurrent de termes dépréciatifs montre que le locuteur dénonce / critique...

● la ponctuation employée par le narrateur (par l’auteur) est très explicite / exprime son indignation (sa joie) (son incompréhension)

 

faire une transition entre deux parties :

● on le voit, l’auteur… , mais il… aussi…

● si…, en revanche…

● il ne s’agit pas seulement de… mais aussi de…

● l’utilisation de… a aussi pour conséquence de…

● le portrait de … / le recours à … permet également de mettre en évidence… / préciser / montrer au lecteur…

 

conclusion :

 

bilan :

● ainsi / pour finir / on le voit, …

● l’examen du texte a donc permis de…

● on constate, en fin d’analyse, que…

● le texte apparaît donc bien comme…

● grâce à l’étude de…, nous avons montré la richesse / l’efficacité / l’intérêt du texte

 

élargissement :

● on peut néanmoins se demander si…

● on pourra rapprocher ce texte de… / il est possible de comparer ce texte avec…

● ce texte fait également songer à… / semble annoncer…

● au siècle suivant, d’autres auteurs comme… reprendront ce thème de… / iront encore plus loin dans… / se souviendront de… en…

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Fiche-méthode n°1

 

Concevoir et planifier une dissertation

 

 

La dissertation se définit comme une argumentation construite et cohérente qui se fonde sur vos réflexions et vos connaissances littéraires ; elle prend appui sur une problématique liée à un genre littéraire et à une œuvre étudiée dans le cadre du programme.

Pour réussir une dissertation littéraire, il faut :

-         Posséder une connaissance approfondie des œuvres étudiées, souvent avoir lu d’autres livres du même auteur ou du même genre ou sur le même sujet (connaissances littéraires)

-          Chercher avec rigueur les enjeux d’un sujet, afin d’éviter le hors sujet 

-         Faire des recherches, comprendre le cours sans jamais le recopier

 

 

Les principaux types de sujets

Selon la formulation du sujet (le libellé) vous pouvez être conduit à :

- Présenter une opinion à discuter et à exprimer une position personnelle.

Ex. : Pensez-vous que... Peut-on considérer que... ?

- Expliquer un point de vue, d’analyser ou de définir une notion.

Ex. : Expliquez... Justifiez cette affirmation de... Comment définiriez-vous... ?

- Commenter et illustrer une citation ; à la à une discuter éventuellement tout en pensant à élargir les perspectives.

Ex. : Montrez que... Commentez et, s’il y a lieu, discutez cette opinion...

 

 

1) Le travail préliminaire

- Étudier l’énoncé et dégager la problématique.

Cette étape doit être effectuée au brouillon avec le plus grand soin car la pertinence du plan en dépend. L’analyse minutieuse du sujet doit vous permettre d’en dégager l’intérêt.

- Repérer les composantes du sujet :

  La présentation d’une opinion, éventuellement sous forme de citation.

  L’énoncé d’une question ou d’une instruction

  Une consigne précisant la démarche à adopter. (« Discuter, commenter... »)

- Souligner et analyser méthodiquement les mots clés : commenter le lexique choisi, les oppositions, les métaphores, les connotations des termes du sujet et dégager les présupposés ou les paradoxes contenus dans la citation ou le point de vue proposé. Cette première approche doit permettre d’identifier le problème posé par le sujet, d’en cerner l’intérêt majeur.

- Rassembler les éléments de l’analyse à l’aide des questions suivantes : Quel thème aborde le sujet ? Quel est le problème posé ? Que faut-il montrer ?

- Formuler une problématique précise, c’est-à-dire, reformuler avec vos propres mots la question posée. Faire apparaître clairement, sous forme d’interrogation, le lien entre le problème soulevé et l’œuvre étudiée.

 

2) Rechercher des arguments et des exemples

Établir une liste détaillée d’idées et d’exemples susceptibles d’éclairer les différents aspects mis en évidence lors de l’analyse du sujet (problématique). Attention, les exemples doivent justifier les idées et non le contraire !!!

Penser aux passages du livre dont le lien avec le sujet semble évident et noter quelques citations choisies parmi celles que vous avez mémorisées au cours de votre préparation. Mais attention à ne pas trop citer !!!

 

3) Élaborer un plan

Le plan est structuré autour de trois axes directeurs ou parties - éventuellement deux - qui p